Le fourre-tout de Geouf

CineGeouf

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juin 10th, 2009 at 11:47

Terminator Renaissance de McG

Résumé: 2018. Suite au Jugement Dernier, la guerre fait rage entre les machines, commandées par Skynet, et les humains. John Connor n’est pas encore le leader de la résistance mais est vu comme un prophète capable de mener l’humanité à la victoire par les uns, et comme un charlatan par les autres. Son destin va être lié de façon définitive à celui de Marcus Wright, un condamné à mort ayant vendu son corps à Cyberdyne quinze ans plus tôt…

 

Terminator Renaissance n’était pas vraiment attendu comme le messie, mais il faut avouer que les déclarations de son réalisateur, McG, ainsi que les magnifiques bandes-annonces, avaient tendance à redonner confiance. Le film promettait de découvrir enfin sur grand écran la fameuse guerre entre humains et machines, ce qui forcement motivait la plupart des fans de la saga. Et puis Christian Bale en John Connor, voila une nouvelle qui faisait plaisir. Mais malheureusement, Terminator Renaissance vient cruellement rappeler qu’entre les belles paroles et la réalité, il y a souvent un fossé.

Alors certes, le film a été remonté par le studio, expurgé de pas mal de sa violence et amputé d’une trentaine de minutes, mais cela n’explique pas tout… Certes, on peut imputer à ce remontage sauvage le fait d’assister à une succession de scènes d’action sans développement des personnages, mais le bât blesse à d’autres endroits. Cela n’explique par exemple pas pourquoi on a l’impression de voir tout sauf un film de la série Terminator. C’est bien simple, du début à la fin, on a la désagréable sensation d’assister à un spectacle mis en boite par un fan maladroit qui pioche de bonnes idées où il peut. On a donc droit à des robots géants à la Transformers, à des « paniers à humains » comme dans La Guerre des Mondes, à des sortes de robots anguilles rappelant farouchement les pieuvres de Matrix, à un final repompé à la fois sur celui des deux premiers Terminator et sur Alien 3 (le coup du métal en fusion ensuite refroidi pour tuer le monstre). Pire, les références aux autres opus de la saga (enfin aux deux premiers) sont soit lourdement amenées (les ridicules « Come with me if you want to live » et « I’ll be back ») soit totalement illogiques (le cameo de Schwarzenegger, irréprochable en termes visuels, n’a aucun intérêt au niveau scénaristique).

Et surtout, le film cumule les incohérences scénaristiques et les frustrations. On nous avait promis la guerre entre humains et machines ? On a droit à un road trip de Marcus Wright (Sam Worthington, plutôt crédible) et à deux pauvres affrontements. Skynet attire John Connor dans un piège pour l’éliminer ? Il n’envoie qu’un seul et unique T800 pour faire le job alors qu’il les fabrique à la chaine. Pas très pressé d’en finir le Skynet… Plus grave, le film peine à raccrocher les wagons avec la trilogie initiale, multipliant les incohérences. On a par exemple du mal à comprendre pourquoi Skynet tient tant à éliminer Kyle Reese, vu que Sarah Connor a bien pris soin de dissimuler le fait qu’il est le père de John Connor. Comment le super ordinateur s’est-il procuré l’info ? Mystère et boule de gomme…

Mais au-delà de toutes ces tares, il faut avouer que Terminator Renaissance est un spectacle plutôt agréable à regarder. Il bénéficie d’un casting solide, même si sous-exploité (Bryce Dallas Howard et Michael Ironside font de la figuration), duquel émergent surtout Christian Bale (même s’il passe un peu trop de temps à refaire son Batman) et Sam Worthington, attachant en hybride mi-homme mi-robot (merci au studio pour avoir spoilé cette révélation dans toutes les bandes-annonces). Le film est aussi joliment photographié, les couleurs délavées rendant bien l’impression de fin du monde. Et puis surtout McG manie plutôt bien sa camera, arrivant à rendre les scènes d’action très lisibles (et c’est rare) et dynamiques, même si elles manquent d’originalité. Les effets spéciaux sont irréprochables et constituent l’un des points forts du film.

Terminator Renaissance se suit donc sans déplaisir, mais avec tout de même un sentiment de frustration prégnant devant le semi-gâchis scénaristique du film. Et dire que certains critiquent le sympathique troisième épisode, pourtant autrement plus fidèle et respectueux envers la série initiée par James Cameron…

 

Note : 5/10

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6
  • 1

    [...] Voir l’article original [...]

  • 2

    Je suis assez d’accord ave cette critique.Du coté de l’écriture le film est relativement médiocre que ce soit au niveau du scenario, des personnages comme des dialogues.
    McG s’en sort plutôt bien niveau réalisation et offre un spectacle avec effectivement de nombreux airs de déjà vu (La gamine muette qui ressemble au gosse de Mad Max 2) mais franchement réjouissant. En tout cas je préfère mille fois ce T4 imparfait mais généreux et très agréable graphiquement à un Transformers.

    Freddy K on juin 11th, 2009
  • 3

    Et bien moi je préfère 1000 fois Transformers à ce T4 !
    Je piaffe d’impatience en attendant le 2!
    Habituellement je ne suis pas fan du cinéma de Michael Bay, mais avec Transformers le bougre m’a donné exactement ce que j’étais venu voir: des combats entre robots avec des destructions massives, avec des personnages plutôt attachants (une constante chez Bay, qu’on oublie bien souvent de signaler). Bref, ce fut pour moi la bonne surprise de l’été 2007…

    Geouf on juin 11th, 2009
  • 4

    Je viens de voir ce T4 et au final, même si le film ne parvient pas à combler tous les espoirs que j’avais mis en lui, il m’a plutôt fait passer un bon moment et m’a surtout donné envie de voir les prochains volets.
    Alors oui le film est décevant sur plusieurs point, oui il y a pas mal de scènes qui nous font penser à d’autres films mais il y a également de bonnes idées (heureusement ^^) comme le caméo « numérisé  » de Scwarzi, les décors post-apocalyptique et les scènes d’actions très lisibles pour une fois.
    Il faudra probablement attendre la fin de cette nouvelle trilogie pour se faire un avis définitif sur l’histoire (et une version intégrale de cet épisode).
    Bien entendu moins captivant que l’opus original mais respectant les enjeux de la série et évitant presque (ah le coup du cœur à la fin…vraiment dommage !) le coup de la bonne conscience suintante du second volet (oui je sais cet un chef d’œuvre pour des millions de gens mais pour moi un vrai calvaire).
    Vivement T5 et 6 pour me faire une opinion plus tranchée.

    Sinon comme toi, vivement Transformer 2, véritable trip de petit garçon et comme tu le dis avec des persos attachants (surtout Megan Fox ^^).
    Au moins avec MLichael Bay on est rarement déçu…on sait ç quoi s’attendre et on ressort souvent des projections avec le sourire ^^

    Celticxoan on juin 13th, 2009
  • 5

    Le cameo de Shwarzy est certes tres sympa, mais aussi symptomatique d’un des gros problemes du film: il est totalement illogique scenaristiquement, comme la plupart des citations presentes dans le film. En effet, pourquoi Skynet se serait-il embete a creer une peau synthetique pour ce robot seulement destine a tuer John Connor? Pas besoin de le deguiser en humain, vu qu’il n’a pas a se faire passer pour un…
    Et desole, mais non, il n’est pas necessaire de voir la nouvelle trilogie en entier pour pointer du doigts les enormes incoherences de l’histoire, comme le fait que Skynet veuille tuer Kyle Reese alors qu’il n’est pas cense savoir qu’il est le pere de Connor. Ou encore le fait que la base soi disant ultra protegee de Skynet ne le soit que par 3 pauvres robots qui se courent apres. Ou le fait que Skynet veuille a tout prix tuer John Connor mais ne lui envoie qu’un seul pauvre Terminator a la fin alors qu’il les produit a la chaine…
    Bref, cet episode se laisse regarder mais est tres loin d’atteindre le niveau des 3 autres (meme le decrie episode 3 que j’aime bien), et surtout pas du genial T2, chef d’oeuvre de la saga (et du cinema tout court).

    Geouf on juin 15th, 2009
  • 6

    [...] surprise au box office américain (il a même battu Terminator Renaissance), Very Bad Trip (The Hangover en VO) n’aura pas mis longtemps à débarquer au Royaume-Uni et en [...]

 

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