
Résumé : Trois couples partent fêter l’anniversaire de l’un d’entre eux sur un luxueux yacht. Mais suite à un oubli malencontreux lors de leur baignade (ils n’ont pas pensé à déployer l’échelle permettant de remonter sur le bateau), ils se retrouvent bientôt en pleine mer, sans possibilité de retourner sur le yacht. C’est le début d’un long calvaire…
Autant le dire tout de suite, je n’attendais pas grand-chose de cette suite opportuniste d’Open Water. Le premier opus était un petit film débrouillard et roublard pas franchement inoubliable mais correctement troussé, mais n’appelait pas de suite (évidemment vu que les deux héros étaient morts à la fin). Mais évidemment, vu le pactole remporté par celui-ci comparativement à son microscopique budget, il n’a pas fallu longtemps avant qu’un producteur ne décide de mettre en chantier une « suite ». On reprend donc la même trame de base (des personnages perdus en pleine mer tentant de survivre) mais cette fois on multiplie le nombre de personnages par deux, histoire de dire qu’on a fait une suite « bigger and louder ». Mis à part ça, le principe est pratiquement le même. On commence par présenter les infortunés héros à travers quelques scènes cartes postales (ici des extraits d’une vidéo de vacance), puis on les perd assez vite dans la flotte (quoique là ça met un peu longtemps à démarrer) avec une excuse bidon (il faut avouer que le coup de l’échelle est assez stupide).
Mais étonnamment, passé la première demi-heure assez lourdingue (les personnages sont un ramassis de cliché, de la blondasse très bête au bellâtre pas plus intelligent, en passant par le gentil couple bien comme il faut), le film décolle et arrive à tenir en haleine sur toute sa durée. La vraie bonne idée du scénario est de laisser le bateau, soit la clé de la survie, juste à côté des héros. Du coup cela permet d’augmenter le désespoir des personnages et d’aggraver les tensions entre eux. Cet élément est vraiment bien exploité et permet au film de garder un rythme constant, au fil des différentes tentatives des personnages (sauter pour s’accrocher au pont, fabriquer une corde avec les maillots, tenter de trouver une trappe sur le côté ou en dessous…). Il est juste dommage que les personnages soient trop stéréotypés pour qu’on s’attache réellement et à leurs déboires, et que certaines péripéties sentent le « oh ben là on a plus d’idée mais il faut tenir encore un peu pour faire un film d’une heure et demie » (je pense notamment à la baston pour le couteau qui n’a aucun intérêt à part éliminer un personnage plus vite). Et puis on ressent une légère déception de constater qu’au final il n’y a pas l’ombre d’un aileron de requin dans le film (mais ce n’est pas une énorme déception). Dommage aussi que le final gâche quelque peu la tenue correcte de l’ensemble, avec un deus ex machina bien lourd et surtout les deux dernières minutes assez incompréhensibles (j’ai eu beau revoir la fin deux fois, je n’ai toujours pas compris si les derniers survivants avaient fini par mourir ou pas). Néanmoins, Open Water 2, s’il ne restera pas dans les mémoires à l’instar de son aîné, est une suffisamment bonne surprise pour mériter un coup d’œil indulgent.
Note : 5.5/10


Est-ce que c’est filmé dans le même style real TV/caméra à l’épaule que le premier?
Non, c’est filme de facon classique, a part le debut.
Ca me fait penser aux Randonneurs à Saint-Tropez…
Le même coup de l’échelle, mais apparemment, c’est qqch qui est vraiment arrivé à des baigneurs en haute mer, donc, ca n’est pas une astuce bidon du scénariste… ^^
Cela dit, pas de requin, aucun intérêt…
Oui, ca parait bidon comme ca, mais au final comme je le disais, c’est plutot une bonne idee. Parce que passe le « oh t’es trop con, t’as oublie l’echelle », on arrive vite au fait que les persos sont reellement dans la mouise alors qu’ils ont leur bateau juste la…
Et pour les requins, je me devais de le signaler pour toi. En plus ils le font esperer a plusieurs moments (une des filles croit sentir un truc lui froler la jambe, et le fait qu’un des persos se fasse poignarder fait esperer l’arrivee d’un squale) mais non, pas de requin… D’un autre cote ca renforce le fait que ce soit les personnages qui s’autodetruisent, surtout quand on voit comment ils s’en sortent a la fin (c’est un peu facile, mais en meme temps ca renforce le « vous etes vraiment trop cons les mecs »).
Et j’ai pas vu les randonneurs a saint tropez, mais ca me fait peur de penser que toi oui…
Hé, mais j’adore le premier, moi, Les Randonneurs!
Surtout que je DE-TES-TE les randonnées alors, je me gausse comme un petit fou… De plus, j’ai quasiment vu tous les films de Poelvoorde, même si ces derniers temps, il lui arrive de s’égarer (disons les choses gentiment…). Mais ces Randonneurs à Saint-Tropez, c’est assez consternant: Poelvoorde en petite forme, les autres acteurs ont vraiment l’air de se faire chier (y compris le réalisateur Philippe Harel, ca, c’est fort quand même…). Seul Karin Viard s’en sort, comme d’hab’ (meilleure actrice française haut la main… Quel abattage…). Tout ça pour dire que je parviens à dévier la conversation vers les Randonneurs, avec un article à la base sur Open Water 2… Admirez l’éclectisme… ^^
Tant pis pour la digression, vu qu’on reste sur le cine…
Moi j’aime bien Poelvoorde, mais il faut vraiment qu’il ait un bon real derriere lui sinon il fait vraiment n’importe quoi (comme le prouvent Le Boulet et Asterix aux Jeux Olympiques ou il arrive a etre insupportable).
comment s’appelle la femme qui a un bébé?
Elle s’appelle Amy et est interprétée par Susan May Pratt (merci imdb !)