S’il y a bien une série vidéoludique dont je suis fan, il s’agit de celle des Metal Gear Solid. Accro depuis le premier épisode sur PS1 (10 ans déjà !), j’attendais avec impatience (c’est un euphémisme) la sortie du quatrième et ultime opus des aventures de Solid Snake sur Playstation 3. Mais je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai trouvé en jouant à Guns of the Patriots. Car Metal Gear Solid 4 est plus qu’un jeu vidéo, beaucoup plus. Il s’agit d’une expérience sensorielle unique qui propose au joueur un degré d’implication émotionnelle inédit dans le monde des jeux vidéos. Et à cet égard, je déconseille très fortement de s’essayer à Guns of the Patriot si l’on n’a jamais joué aux précédents titres de la licence. En effet, une grande partie du plaisir ressenti provient du fait tout le jeu a été pensé pour les fans, en fonction de leurs souvenirs et de leur attachement aux personnages.

L’histoire débute en 2014, soit 5 ans après les événements décrits dans Metal Gear Solid 2 (on rappellera pour les étourdis que Metal Gear Solid 3 est une préquelle à la série). Dans ce futur, le monde a changé et est régi par l’économie de guerre et les nanomachines. La guerre n’est plus une affaire d’état, mais a été confiée à des entreprises privées, les PMC (Private Military Companies) envoyant des soldats améliorés par les nanomachines. Les cinq plus importantes PMC sont contrôlées par Liquid Ocelot, qui planifie une attaque visant à détruire les Patriotes. Snake, victime d’un vieillissement accéléré dû au virus FOXDIE (inoculé dans ses veines dans le premier jeu), est envoyé au Moyen-Orient par le colonel Campbell pour éliminer une fois pour toutes Liquid.
Vous l’aurez compris, le scénario de Guns of the Patriots est une fois de plus extrêmement complexe, et je n’en ai moi-même pas saisi toutes les subtilités, n’ayant pas joué aux précédents opus depuis longtemps. D’autant plus que comme il s’agit du chapitre de clôture de la saga, Hideo Kojima a convie à la fête la plupart des personnages des trois premiers jeux, afin de résoudre toutes les intrigues développées précédemment. Le jeu est donc extrêmement dense et d’aucun lui reprocheront de faire passer les scènes cinématiques explicatives avant les phases de jeu réelles. Car il est vrai que plus encore que dans Sons of Liberty, les scènes cinématiques sont ici très nombreuses et surtout très longues, nuisant quelque peu au rythme du jeu. Mais peu importe au final, puisque comme je l’ai dit, l’intérêt de MGS4 est tout autre. Car si ces scènes sont longues, elles sont aussi absolument magnifiques, tirant pleinement parti de la puissance de la console, et surtout extrêmement travaillées niveau réalisation, à tel point qu’on se croirait parfois dans un film interactif, sentiment renforcé par la superbe bande originale de Harry Gregson William. Les séquences de jeu sont aussi très réussies, on retrouve très rapidement ses marques, et la fluidité est de mise. On pourra simplement regretter que l’intelligence artificielle des ennemis ne soit pas plus développée. Mais l’idée de prendre pour cadre des champs de bataille variés (guérilla urbaine, dans la jungle, la neige, lors d’un couvre-feu) rajoute un challenge intéressant. Et puis quelques séquences sont pensées purement dans l’optique du plaisir immédiat du joueur, comme cette poursuite à moto, ou le pilotage de Metal Gear REX dans l’acte 4. Bref, c’est du tout bon, même si le jeu est un peu trop facile en mode normal (comptez une vingtaine d’heures).

Mais là ou le jeu fait très fort, c’est donc dans l’implication émotionnelle du joueur et le sentiment de nostalgie provoqué dès l’écran titre, nous montrant un Solid Snake vieillissant dans un cimetière, sur le magnifique morceau Old Snake de Harry Gregson William. Et donc comme je le disais, tout le jeu est pensé comme un cadeau pour les fans, récompensant leur assiduité par de nombreux clins d’œil. Ainsi, lors des scènes cinématiques, le joueur aura parfois la possibilité de cliquer sur le bouton croix pour afficher rapidement des images des précédents opus se rapportant à la scène en cours. De même, tous les personnages des trois premiers jeux reviennent pour un dernier baroud d’honneur : Otacon et Liquid Ocelot, bien évidemment, mais aussi Raiden (héros de MGS2, iconisé comme jamais), Naomi Hunter, Vamp, Meryl, Roy Campbell… Ils sont tous là, et même les défunts se rappellent à notre souvenir par des moyens détournés. Ainsi, le groupe de boss du jeu se rapporte explicitement à ceux de MGS1 (Decoy Octopus – Laughing Octopus, Sniper Wolf – Crying Wolf, Psycho Mantis – Screaming Mantis…). L’acte 4 se propose même de revenir à Shadow Moses, lieu dans lequel se déroulait l’action du tout premier jeu, et Kojima envoie un méchant coup de nostalgie au joueur au début de cet acte, via un flashback pour le moins original. Mais la séquence ultime du jeu, celle qui vide émotionnellement le joueur, survient vers la fin, lorsque Snake doit traverser un tunnel bardé de micro-ondes pour remplir sa dernière mission. L’écran est alors splitté en deux horizontalement. La partie supérieure montre les alliés du héros tentant de retenir l’ennemi pour lui laisser remplir sa mission, tandis que la partie inférieure montre la difficile progression de Snake dans le tunnel. Cette progression laborieuse s’effectue simplement en appuyant rapidement sur le bouton triangle de la manette. Et pourtant, le fait de voir à la fois les personnages secondaires en danger et le vieux Snake en train de ramper sur le sol pour atteindre le bout du tunnel a un effet hallucinant sur le joueur qui se met des lors à presser de plus en plus frénétiquement cette maudite touche à mesure que la jauge de vie du héros baisse. Et très franchement, lorsque cette épreuve (car il s’agit bien d’une épreuve pour le joueur) est passée, on en viendrait presque à pleurer de soulagement.

L’épilogue est quant à lui aussi très réussi, finissant d’expliquer les dernières bribes d’intrigue en suspens, tout en explicitant le sort des personnages. Et oui, j’ai même apprécié la scène intervenant dans le générique, car même si elle atténue un peu la noirceur du propos, elle reste néanmoins très forte émotionnellement et clôt la saga sur une note douce amère du plus bel effet.
Adieu Snake, tu as bien mérité ton repos…
Note : 8/10
Pour info :
Note MGS1 : 7/10
Note MGS2 : 10/10
Note MGS3 : 9/10


une très bonne réussite, j’étais néanmoins un peu déçu par la fin, qui vire parfois au n’importe quoi (demande en mariage façon Pirates des Caraïbes 3), et j’aurais préféré que Snake se suicide, plutôt que Big Boss revienne (pour mieux repartir).
Je pense que je vais y rejouer un de ces jours (en difficile voire extra difficile) pour me refaire une opinion.
Ben justement, beaucoup de monde reproche le fait que Snake ne se suicide pas, mais je préfère cette fin, je trouve que le suicide ne colle pas avec le personnage, qui s’est toujours battu jusqu’au bout…
Et la demande en mariage, je la trouve bigrement émouvante (comme celle de Pirates des Caraïbes 3, seul épisode de la trilogie que j’ai apprécié).
Là je viens de commencer Uncharted et c’est vraiment excellent. Moins beau que MGS4 mais tout de même magnifique, un héros charismatique, de l’action à foison et plein de petits challenges sympas, avec des trophées à obtenir.
Au fait, tu es inscrit sur le playstation network?
Et tu as testé le MGS online?
oui j’ai joué à MGS Online (je suis un très bon sniper)(j’ai acheté le coffret collector à 100€, avec la BO et la figurine!) J’ai même Metal Gear OPS et OPS+ (on sent le fan non?
)
Le suicide de Snake ne serait pas vraiment un abandon, mais plutôt marquerait la fin de son combat, son ultime adversaire serait lui-même. Vraiment il faudrait que j’y rejoue, mais la demande en mariage j’ai vraiment trouvé ça kitch, la rencontre entre Raiden et son fils ça allait, même si le pauvre type a survécu a des trucs assez gros (je pensais qu’il était mort juste après le combat des Metal Gear, l’un des moments forts du jeu)
Oui, je pensais aussi que le combat contre Metal Gear serait son dernier combat, mais comme quoi… J’adore la baston contre les gekkos aussi, par contre, dommage qu’on ne puisse pas apprécier son combat contre Vamp, vu qu’on est trop occupé à tuer les gekkos…
Et MGS Online, ça vaut quoi alors?
MGS Online, c’est plutôt bon, le truc vraiment chiant, c’est que parfois tu tombes sur des types vraiment balèzes, et tu te fais tout le temps buter… La meilleure tactique ça reste encore de se planquer et de sniper.
ok, faudra que je teste alors.
Peut-etre qu’on se croisera au detour d’une partie !
fort possible, je vais me remettre à niveau avant de te révéler mon niveau, je suis très très mauvais perdant
)
mais si tu joues contre moi, attends toi à te faire sniper, car la loi ici c’est moi! (ah Rambo
te révéler mon pseudo, pas mon niveau*
quel con je fais de ne pas me relire
Je tiens juste à préciser, que le vieillissement acceleré de snake n’est en aucun cas dû à FOXDIE.
Foxdie n’a d’ailleur aucun effet sur snake… il etait juste destinée à tuer les membres des patriotes.
Le vieillissement acceleré de Snake est dû que fait que lui (tout comme liquid) est un clone, créer comme une arme…. le vieillissement acceleré est une sorte de sécurité si jamais il venait à se retourner contre ses createur > les PATRIOTES.
(Solidus n’est pas touché par ce vieillissement acceleré car il n’est pas issus du projet « Les Enfants Terribles »)
Et il n’a pas été inauculé par Campbell mais par Naomie
Desolé mais j’ai pas fini de lire c’pour ca ^^
Alors là je serais bien en peine de te contredire, vu que j’ai terminé le jeu il y a quasiment deux ans. Désolé en tout cas pour ces petites erreurs et merci pour les rectifications.
Alors là je serais bien peine de te contredire, je l’ai finit 7 fois, dans tout les modes de difficulté, et j’ai tout les bouquins et soluce possibles et inimaginable
Excuse moi je retire ce que j’ai dis j’ai cru que tu me contredisait… autant pour moi!
lol, aucun problème, ça arrive les erreurs d’interprétation !