Petit rappel des faits : en 2004, Mick Garris, réalisateur notamment du Fléau, produit par l’intermédiaire de la chaîne Showtime la série Masters of Horror. Cette anthologie propose chaque semaine une histoire horrifique réalisée par un grand nom du cinéma d’horreur. Alléchés par la liberté totale assurée par la chaine, d’illustres réalisateurs tentent l’aventure et contribuent au succès du show : John Carpenter, Tobe Hooper, Joe Dante, Dario Argento… Celui-ci est donc reconduit pour une deuxième saison plus faible mais néanmoins intéressante. Malheureusement, à l’issue de cette seconde fournée, la série est annulée par Showtime, trop frileuse devant le jusqu’auboutisme de certains épisodes (notamment celui de Takashi Miike).

2008 : après un an de galère, Mick Garris réussit enfin à faire racheter le concept du show par une autre chaîne. Masters of Horror renaît donc de ses cendres cet été sur la chaîne NBC, sous le titre évocateur de Fear itself. Alors, pétard mouillé ou véritable retour en force de l’horreur ?
The Sacrifice de Breck Eisner
Résumé : Suite à un accident de voiture, quatre amis se retrouvent contraints de passer la nuit dans un vieux fort isolé. Celui-ci est habité par trois sœurs énigmatiques vivant sans aucun équipement moderne. Malheureusement pour les nouveaux arrivants celles-ci cachent un secret des plus dangereux…

C’est au jeune et relativement inconnu Breck Eisner qu’incombe la lourde tâche d’ouvrir le bal de cette nouvelle série horrifique. Seul titre d’honneur à son actif, le film d’aventures Sahara avec Matthew McConaughey, mais imdb l’annonce à la barre de trois futurs remakes : ceux de La Créature du Lac Noir, de The Crazies de George Romero, et de Flash Gordon. Cet épisode de Fear itself est donc une bonne occasion pour lui de faire ses premières armes dans le domaine de l’horreur. Et il faut avouer que ce premier essai est plutôt concluant. Réutilisant le décor du troisième opus de Ginger Snaps, cet épisode d’ouverture est assez efficace, imposant une ambiance oppressante dès ses premières images. Le scénario n’est pas très original mais le suspense est bien mené et on ne devine pas immédiatement quel est le secret des trois charmantes jeunes filles (dont l’une est jouée par Rachel Miner, la Dani California de la série Californication). Les effets gores sont peu nombreux mais bien gérés et renforcent le petit malaise ressenti en visionnant l’épisode. En clair, sans révolutionner l’horreur ni arriver à la cheville des meilleurs épisodes de Masters of Horror, The Sacrifice constitue une bonne mise en bouche qui donne envie de voir la suite.
Note : 6/10
Spooked de Brad Anderson
Résumé : A cause de ses méthodes d’interrogation des suspects un peu trop musclées, l’inspecteur Harry Bender a été viré de la police. Quinze années plus tard, celui-ci est devenu détective et s’est spécialisé dans les filatures de maris infidèles. Lorsqu’il est contacté par une charmante femme pour espionner son mari, il ne se doute pas que ce job va être beaucoup plus dangereux que prévu…

Après le bon démarrage amorcé avec The Sacrifice, l’épisode Spooked fait l’effet d’une sérieuse douche froide. Pourtant le nom du réalisateur avait tout pour rassurer. Brad Anderson est un réalisateur confirmé à qui l’on doit des perles comme Session 9 ou The Machinist, et surtout l’un des meilleurs épisodes de Masters of Horror, l’excellent Sounds like. Las, Spooked est un épisode poussif, ne prenant absolument aucun risque, et surtout au scénario bourré de trous béants et d’incohérences. L’idée de la maison hantée qui fait ressurgir les pires souvenirs des gens y pénétrant est classique mais pouvait donner de bons moments de frousse, mais seulement, elle est très mal exploitée. On se demande pourquoi seulement quatre enfants sont morts dans cette maison (surtout qu’il semble que nombreux sont ceux à s’y aventurer pour se faire peur), et la conclusion est prévisible au possible. Mais le pire reste le flashback expliquant le trauma du héros, totalement ridicule et absolument pas crédible une seconde. Eric Roberts a beau rouler des yeux pour nous faire croire qu’il a peur et qu’il perd les pédales, rien n’y fait, on s’ennuie ferme ou pire, on rigole doucement devant tant de stupidité…
Note : 3/10


Le premier est trop cliché par rapport aux vampires, et comme c’est un mythe que j’adore j’ai été déçu. Il m’a beaucoup fait penser au 3éme Ginger Snapes. Il n’est pas pour autant mauvais mais bon, je suis un peut lassé de cette interprétation. Aprés il est vrai que le 2éme est… enfin j’hésite un peut à le qualifier de débile parce qu’il commancait plutôt bien et que Roberts est bon, mais ces histoires de fantômes sans originalité… On a pas encore atteind le ridicule de certain Masters of Horror (Chocolate) donc encore ça peut passer lol.
Bah moi je le trouve plutot efficace, sans etre genial, ce premier episode.
Par contre le 2e est vraiment pitoyable. Et meme si je n’avais pas aime Chocolate, il proposait au moins quelques idees innovantes (comme la seance de masturbation en vue subjective). La, il n’y a rien du tout…