Résumé : Ted, un étudiant en médecine, rejoint le département de pathologie le plus prestigieux du pays. Il découvre très vite que ses camarades de promotion ont un jeu bien particulier consistant à tenter de commettre le crime parfait. Entrainé dans cette spirale de vice, Ted va devoir lutter pour s’en sortir…

Ah, le thriller médical, un genre qui fait toujours recette, permettant aux scénaristes de jouer sur la peur des hôpitaux sans trop se fouler. Et là force est de constater que les deux scénaristes de l’ovni Hyper Tension ne sont pas allés chercher bien loin, vu que Pathology est un remake à peine déguisé du très bon slasher teuton Anatomy (mais si, le film qui a confirmé le talent de la belle Franka Potente). On retrouve donc les mêmes étudiants ne respectant pas le serment d’Hippocrate et jouant à Dieu. Mais si le film de Stefan Ruzowitzky effrayait réellement par moments et proposait des meurtres originaux, ce Pathology reste finalement bien sage, tout en étant bourré d’incohérences. On se demande déjà comment les étudiants arrivent à faire disparaitre les cadavres aussi facilement sans que personne ne se pose de question. En plus, les motivations des personnages ne sont jamais vraiment très claires, le film se voulant pervers sans totalement assumer. Le héros, par exemple, interprété très platement par le transparent Milo Ventimiglia (Peter Petrelli dans Heroes) est très représentatif de cet état de fait. L’idée qu’il se laisse prendre au jeu est intéressante, mais jamais suffisamment exploitée. On sent que les scénaristes veulent rester dans le politiquement correct pour ne pas s’aliéner le public. Les deux meurtres qu’on le voit commettre sont donc « justifiés » de façon assez puante il faut l’avouer : la première victime est une ordure hospitalisée après avoir abattu toute sa famille et tenté de se suicider, et le second est soi-disant un pédophile. Ensuite, on imagine que le héros continue de jouer au jeu macabre de ses camarades, mais on le voit juste tromper sa fiancée avec l’une de ses collègues… Autre gros problème, les personnages n’ont absolument aucune épaisseur. Seuls le héros et sa Némésis, interprétée par un Michael Weston (vu entre autres en psychopathe dans Six Feet under) en roue libre sont un peu caractérisés (et encore). Les autres personnages sont purement fonctionnels et sont totalement transparents. La pauvre Alyssa Milano fait de la figuration dans le rôle de la gentille fiancée, ce qui est bien dommage.
Niveau réalisation, ca ne vole pas bien haut non plus, vu que pratiquement tout le métrage est filmé en gros plans permettant de bien apprécier le manque d’expressivité du héros.
Restent quelques scènes d’autopsies assez gores pour flatter le coté voyeur du spectateur, et surtout un dernier acte surprenant se terminant sur une fin très noire évoquant certains des meilleurs épisodes des Contes de la Crypte. Comme on dit, Pathology, c’est pas top mais ca fait passer le temps…
Note : 4/10