Résumé : Anne et son petit ami décident de partir faire une rando à vélo pour tenter d’apaiser les tensions de leur couple. Ils sont malheureusement poursuivis par un inconnu avec qui Anne a eu une aventure d’un soir, bien décidé à récupérer la jeune femme.

Un petit DTV nanaresque, ca vous dit ? Et bien ne cherchez pas plus loin, Blood Trails est exactement ce qu’il vous faut. Tourné avec un budget que l’on imagine assez réduit, le film de se voudrait un survival hargneux autant qu’un film d’auteur sans jamais réussir à atteindre ses ambitions. Car le film navigue constamment entre le navet chiant (on passe la moitié du métrage à regarder une fille faire du vélo en hurlant) et le gros nanar qui fait rire. Donc tant qu’à parler de ce film, étudions cette deuxième caractéristique.
Blood Trails est-il un nanar ? D’un coté oui, car le film regorge de détails nanaresques. On a tout d’abord l’actrice principale qui semble vouloir tout donner dans son interprétation, sauf que celle-ci est minable. Mais ce n’est rien à cote de l’acteur interprétant le psychopathe de service. Il passe la moitié du film à froncer les sourcils pour faire peur (quand il est là), puis il se lance dans une grande déclaration hallucinante de bêtise à la fin du métrage avant de se faire tuer comme un gros naze. Ensuite, il y a les incohérences du scenario, du genre l’héroïne qui se trimballe tout du long avec son vélo, même quand elle est poursuivie à pied, le psychopathe qui la retrouve toujours même si la forêt est immense, l’héroïne qui prend toujours le temps d’enfiler son casque avant de se sauver, même si le méchant est a 1m d’elle (bah oui mon bon monsieur, la sécurité en premier !). Et enfin, il y a un bon nombre de scènes nanaresques, à commencer par la mort du petit ami de l’héroïne, que le méchant égorge avec les pignons de son vélo (mais attention, tout en étant sur le vélo, hein, c’est pas n’importe qui le méchant !). Ou alors cette scène totalement surréaliste des bucherons muets (hein ?) qui ne communiquent avec l’héroïne hystérique que par signes. On pourrait aussi citer cette autre scène ou notre courageuse héroïne tente d’écraser le méchant avec un camion… en marche arrière et alors que celui-ci est à 50m derrière !
Bref, Blood Trails aurait tout du nanar jouissif s’il n’était pas aussi chiant et mou, la faute à un coté « auteur qui pète plus haut que son cul » vraiment très barbant. Dommage…
Note: 3/10 (parce que certains passages m’ont bien fait rire quand même)

