Le fourre-tout de Geouf

CineGeouf

mars 27th, 2008 at 15:32

BloodRayne de Uwe Boll

Résumé : Rayne n’a vraiment pas de bol. Non seulement elle est le fruit d’un viol d’une humaine par le roi des vampires, mais en plus, celui-ci a assassiné sa mère quelques années plus tard. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, à cause de cette alliance contre nature, Rayne est un dhampire, en gros un vampire qui peut se balader en plein jour. Arrivée à l’âge adulte, elle décide d’éliminer son père pour se venger.

Je disais récemment dans mon article consacré à Uwe Boll que je n’avais pas encore vu ce BloodRayne à la sinistre réputation. Voila qui est chose faite, et il faut bien avouer que le père Uwe nous a pondu une fois de plus un gros navet, peut-être même le pire de sa filmographie. Car non content d’être cheap, le nouveau film du plus conspué des réalisateurs actuels (juste devant Brett Ratner) est en plus vraiment chiant. Comme dans Alone in the Dark, il ne se passe absolument rien dans BloodRayne. Si au moins c’était aussi involontairement drôle que House of the Dead ! Mais non, les personnages passent leur temps à bavasser, Ben Kingsley à faire une tête de méchant, et le spectateur à ronfler. On a droit à trois pauvres scènes d’action de cinq minutes, et même si le duel final est plutôt correctement torché, on s’ennuie grave. La musique omniprésente énerve plus qu’elle ne soutient l’action (ou plutôt le manque d’action), certains maquillages sont ridiculement foirés (le gros type au maillet dans le monastère) et les acteurs sont soit nuls à chier (la gitane du début qui annone son texte) soit paumés. D’ailleurs, comme toujours chez Boll, on se demande comment le réalisateur teuton a pu rassembler un tel casting, pour une telle daube. Outre Ben Kingsley en méchant, on retrouve donc Kristina Loken en héroïne (la seule à vraiment y croire), Michael Madsen qui se sent obligé de brandir une épée dans toutes ses scènes, même celles de dialogue, pour se donner un semblant de contenance, Billy Zane avec une moumoute ridicule, Michelle Rodriguez une fois de plus dans le rôle de la traitresse de service, et enfin Meat Loaf tout content de se retrouver dans une scène au milieu de femmes à poil. Tout ce petit monde cachetonne donc sans réelle implication, au milieu de deux-trois effets gores. Et d’ailleurs, Boll est tellement fier de ses effets gores qu’il décide inexplicablement d’en faire un best of à la fin du film, juste avant le générique. On se tape donc sans explication 5 minutes de tripaille juste pour le fun. Sacré déconneur, Uwe !

Note : 0/10

 

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